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Ces molécules qui améliorent notre quotidien

15 janvier 2023

Ce matin, le café était bon. Il l’est la plupart du temps. Pour des milliards de personnes, le café est une habitude quotidienne. Et pourtant, il ne fait partie de nos vies que depuis quelques siècles. Le café a commencé sa conquête triomphale de la planète au quinzième siècle en partant du sud de l’Arabie, où il a été cultivé après avoir été découvert en Éthiopie. Pour arriver dans nos tasses aujourd’hui, le café a voyagé au fil des siècles à travers le Moyen-Orient jusqu’en Turquie, puis est entré en Europe par l’Italie, est arrivé en Angleterre et, de là, s’est dirigé vers le Nouveau Monde. Aujourd’hui, il est surtout cultivé en Amérique du Sud. Tout un trajet pour des grains noirs au goût amer et aromatique.

Certains parmi nous n’aiment pas trop le goût du café et lui préfèrent un bon chocolat chaud. Le chocolat est fabriqué à partir de la poudre de cacao, issue de la cabosse, fruit d’un arbre qui originellement ne poussait qu’en Amérique du Sud. Connus depuis des millénaires par les civilisations autochtones, le cacao et la poudre qui en provient (appelée chocolatl en Nahuatl, une des langues les plus prévalentes en Amérique Centrale précolombienne) étaient estimés pour leurs qualités tonifiantes et se vendaient littéralement à prix d’or. Le chocolat a été découvert par les Espagnols lors de leurs interactions avec les Aztèques, puis a pris le chemin de l’Europe et de l’Afrique, où il est majoritairement cultivé aujourd’hui. Il a donc fait en quelque sorte le chemin inverse de celui du café. Le cacao est donc un autre grand voyageur végétal.

Après avoir lu ce qui précède, vous ne serez probablement pas étonnés d’apprendre que le thé est aussi un grand voyageur. Partie des contreforts des montagnes du Sichuan en Chine, cette boisson a fait le tour du monde. Voyageant avec les marchands de l’Asie centrale, il a atteint le Moyen-Orient, d’où il est passé en Europe puis en Amérique du Nord. Indépendamment, grâce aux moines bouddhistes, le thé est arrivé au Japon. Les Britanniques en importaient des quantités importantes, de même que les Russes. Dans les deux empires, le thé est devenu une boisson populaire, autour de laquelle se réunissaient familles et amis. Et pourtant, malgré son adoption rapide, les Européens ne connaissaient pas le thé avant environ le dix-huitième siècle.

En prenant votre café ou votre thé, possiblement accompagnés d’une bonne barre de chocolat, remerciez mentalement les molécules de ces plantes qui ont tant voyagé pour agrémenter votre quotidien.

Épices, tabac, opium, cannabis et même rhubarbe médicinale chinoise, etc., des milliers de plantes ont voyagé autour du monde et ont changé de continent grâce à leur adoption par les humains. Pour les plantes comestibles, telles que la pomme de terre, la tomate et le maïs (toutes originaires des Amériques), l’intérêt des populations qui les ont adoptées est aisément compréhensible. Il l’est moins pour des produits comme le café, le cacao ou le thé. Cet intérêt est dû aux propriétés stimulantes des plantes dont ils sont issus. Et ces propriétés sont dues à des molécules qui altèrent notre physiologie d’une façon qui nous paraît souhaitable et plaisante, ce qui nous amène à les adopter. Consommer ces molécules devient une habitude et, pour certains, un besoin. Notre organisme est directement influencé par des molécules de plantes car, depuis la nuit des temps, nos ancêtres ont vécu à leur contact. Nous avons avec les molécules végétales une interaction complexe et pas toujours consciente. En prenant votre café ou votre thé, possiblement accompagnés d’une bonne barre de chocolat, remerciez mentalement les molécules de ces plantes qui ont tant voyagé pour agrémenter votre quotidien.

Aujourd’hui, grâce au processus inédit de production de molécules certifiées d’intérêt commercial à forte valeur ajoutée développé par Aplantex, l’accès à ces précieuses molécules n’exige plus une chaîne d’approvisionnement complexe. Le cœur de ce procédé de biotechnologie verte pour une phytochimie performante et durable est la production en continu, dans un environnement contrôlé, ici, au Québec, d’une biomasse végétale provenant de phytoréplicateurs photosynthétiques. Cette biomasse abondante est ensuite séchée, et les étapes d’extraction, de fractionnement et de purification permettent d’isoler les molécules spécifiques essentielles à de nombreux produits recherchés par les industries pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires.


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